Forum Tech' de l'EMSE : Les étudiants nous présentent leurs projets Tech' et leurs parcours !

Publié par Evans Perret, le 21 décembre 2017   280

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En ce matin du 18 décembre 2017, les étudiants de deuxième année de l’École des Mines de Saint-Étienne sont tous présents au sein du mythique bâtiment en forme de soucoupe volante, pour présenter leurs projets Tech', aboutissement de plus de 120h de travail. Cet événement est aussi l'occasion pour moi, lycéen de terminale S, de recueillir leurs parcours et leurs ressentis concernant leurs formations.


Je vous entends déjà vous exclamer : "Mais que sont ces projets Tech' ???"


J'y venais justement ! 

Les projets Tech' sont des projets scientifiques et techniques réalisés en groupe par les étudiants, durant un semestre de leur deuxième année. Leur objectif ? Résoudre un problème scientifique en proposant un livrable technique, tout en utilisant leurs connaissances. Ces projets sont avant tout un moyen de s'immerger dans les métiers de chercheur, ingénieur, chimiste, biologiste ... et croyez-moi, les domaines sont variés !

De nombreux stands, beaucoup d'étudiants, des posters, des projections, des robots, du matériel médical ... Il semblerait que nous ayons du pain sur la planche ...


Allez, entrons dans ce forum Tech' !


Malgré le stress de l'évaluation de leurs livrables par le jury, les étudiants semblent plutôt détendus, et acceptent de me présenter leurs projets, tous très différents. En effet, du système de suivi de lumière à l'étude des déformations des chaussures de sport, il y a l’embarras du choix. Voici une rapide sélection de quelques-uns de ces projets.

Un groupe a travaillé sur la réalisation d'une intelligence artificielle, basée sur l'apprentissage par renforcement. Un robot simulé informatiquement est alors capable, après plusieurs centaines de tentatives, de se déplacer sans plus heurter d'obstacles. Ainsi, cette technologie pourrait permettre le déplacement autonome de robots ménagers, cartographes, et même de drones. Malheureusement, la version physique du robot n'est pas au point, mais nul doute qu'elle le sera prochainement à en juger par l'implication de ses créateurs !

Restons dans la robotique, notamment grâce à un autre projet, permettant à un robot de suivre une source de lumière. Muni de deux capteurs et traitant la différence de luminosité entre ces derniers, ce petit robot est capable de "suivre des yeux" une lampe que l'on bouge devant lui. Mais les applications de ce projet ne se limitent pas au suivi de lumière, permettant notamment à des panneaux solaires de suivre ... le soleil (avouez que vous ne vous y attendiez pas ^^), mais permet également, selon ses créateurs, des applications dans divers domaines, puisqu'il suffirait de changer les capteurs pour que le système suive n'importe quel gradient (pH, température, pression ...).

Changeons de domaine pour passer à la médecine. Un groupe a étudié l'influence de divers paramètres d'une pièce d'un nébuliseur pneumatique (appareil permettant la création de fines gouttelettes de solution médicamenteuse, utilisé pour soigner diverses maladies) sur la taille des gouttes d'eau crées. En effet, tandis que des gouttes dont la taille est importante vont permettre le traitement du nez, des sinus ... des gouttes plus fines peuvent atteindre les poumons et ainsi soigner d'autres maladies. Suite à de nombreuses heures en blouse blanche, divers prototypes imprimés en 3D, de multiples expériences (dont une permettant le tri des gouttelettes en fonction de leur taille), ces étudiants sont parvenus à mettre en évidence l'influence de divers paramètres sur la taille des gouttelettes.

[Plateforme restant constamment horizontale. Cela peut permettre, par exemple, à des caméras disposées sur des rovers de rester horizontales malgré la surface irrégulière du sol sur lequel ils se déplacent]

Nous remarquons donc que ces projets se caractérisent tous par leurs applications concrètes, dont je n'ai énuméré qu'une partie, de quoi nous rappeler qu'aussi simples soient-elles, les innovations nous entourant ont aussi nécessité des centaines d'heures de travail, de recherche, afin d'être ce qu'elles sont aujourd'hui.


Après ce moment émotion, qui, à la télé, vous annoncerait la fin de votre reportage, regardons d'un peu plus près le parcours de ces étudiants.


Tout d'abord, et à ma grande surprise, tous les étudiants questionnés ont suivi le même parcours, qui semble donc être "LA VOIE A SUIVRE" pour réaliser de grandes études : Terminale S puis CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Écoles, aussi bien MPSI, Maths Physique et Sciences de l'Ingénieur, que PCSI, Physique Chimie et ... enfin vous avez compris !) , et, toujours à ma grande surprise, aucun ne partage l'idée commune selon laquelle les classes préparatoires détruisent les élèves, ni même qu'il existe une énorme concurrence entre les étudiants, qui n'hésiteraient pas à se mettre mutuellement "des bâtons dans les roues". En effet, bien qu'aucun de ces étudiants n'omet le fait qu'une CPGE, c'est beaucoup de travail, tous sont d'accord pour dire que cette vision de la prépa destructrice, faisant froid dans le dos, n'est plus d'actualité (l'ambiance de travail dépend aujourd'hui principalement de la classe dans laquelle on est, de ses camarades). La plupart en gardent même un bon souvenir,  mais ajoutent toutefois que ce n'est pas pour cela qu'ils y retourneraient, car, une fois les classes prépa terminées, les études supérieures semblent beaucoup plus "COOL", pour reprendre leurs mots. 

Encore merci à eux de m'avoir accueilli en cette matinée décisive !